Résumé

Vers Madagascar, la mission d'Analalava… (1902)

La mer est splendide. Jusqu'ici aucune trace des inconvénients si redoutés des passagers novices. Notre bateau est un petit monde où une population dense et bigarrée se coudoie et se croise dans d'étroites frontières : des hommes politiques (entre autres M. Brunet, député de la Réunion) , des administrateurs, des prêtres, des religieux, des noirs regagnant leur pays, déjeunes colons, des marchands, des touristes, etc., etc.
Nous pouvons dire la messe à bord, avec quelque difficulté les premiers jours, mais on s'habitue vite aux mouvements du bateau.
Source : Gallica

Vers Madagascar, la mission d'Analalava… (1902)

A Djibouti, comme il y avait cinq heures d'arrêt, le P. Samuel avec un autre père du Saint-Esprit, a pris une barque et est allé voir le port, le marché indigène, etc. surtout il désirait retrouver pour un moment la terre ferme ; l'élément liquide, malgré ses charmes, ne saurait nous faire oublier un sol plus solide. Moi, je suis resté paisiblement sur le bateau me réservant pour Zanzibar où il y aura un arrêt d'un jour entier et où j'espère retrouver la tombe de mon condisciple, le cher Père Barbot (1) . A chaque arrêt, notre paquebot est immédiatement entouré d'une foule de nègres.
Source : Gallica

Vers Madagascar, la mission d'Analalava… (1902)

C'est le côté consolant de la situation ; mais il y a un revers de médaille : je suis effrayé de la pénurie de nos ressources en face des besoins immenses de la Mission; tout est à créer.
Analalava, avec son port commode et sa situation bien choisie, est une station d'un grand avenir, elle s'agrandit de jour en jour. Elle a déjà près de deux kilomètres de long et des maisons se bâtissent partout.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature