M. Henri Lambert, Le Tour du monde
“ Le voyageur qui descend à Zeyla doit toujours se tenir armé, ne jamais sortir le soir et se garder bien de franchir, même de jour, les portes de la ville, à moins d’être accompagné par un détachement. Dans la campagne et le long de la côte, jusqu’au delà de Tadjoura, rôdent des tribus errantes de Bédouins Essas, qui vivent de pillage et massacrent les voyageurs sans pitié. Après une journée passée à Zeyla, je fis voile pour Tadjoura, distant de 45 milles nord-ouest. Le village est d’un aspect misérable et peut compter 3 000 habitants : ils sont d’un naturel paisible et se livrent au commerce. ”
