Moulouya

Définition et enjeux

Achille-Jean Guillaume Sur la frontière marocaine (souvenirs… (1913)

Vue de la hauteur où nous sommes, elle apparaît unie comme un large miroir, sans la moindre houle, sans une ride. Au loin, la Moulouya, souillée par les pluies récentes, se devine à la longue traînée, d'un gris sale, qui part de l'embouchure et s'allonge en pointe dans l'azur calme de la Méditerranée.
A l'ouest, c'est la plaine immense, aux ondulations imperceptibles, qui se déroule magnifiquement jusqu'aux pentes bleutées des Beni-Isnassen et des Kebdana.
Au premier plan, le ruisseau du Kiss est indiqué par une longue crevasse sinueuse à travers les terres meubles
Source : Gallica

Portrait de Maurice Le Glay Maurice Le Glay Récits marocains de la plaine et des monts (1920)

Du haut du rocher, à deux mètres environ au-dessus de la piste, le regard jusqu’alors retenu, absorbé par la majestueuse grandeur de la forêt découvre à perte de vue, sans obstacle, la plaine immense de la Moulouya où rien ne pousse. Le contraste est frappant. Seule subsiste égale la sensation d’isolement et de peine que donne le bled sans vie humaine apparente, sans trace d’habitation.
Source : Gutenberg

Portrait de Maurice Le Glay Maurice Le Glay Récits marocains de la plaine et des monts (1920)

Alors la nuée de l’oued el Abid coula dans la Moulouya, s’étala dans la vallée plus vaste, y formant une longue et épaisse nappe qui, oscillant à la recherche de son équilibre, finit par s’établir vers mille mètres, marquant aux flancs des grands monts une courbe maîtresse comme jamais topographe n’en traça. Enfin, rupture se fit entre les masses nuageuses des deux vallées ; le col vit les étoiles du ciel et le douar de Sidi Ali apparut ruisselant. L’aurore vint et une voix s’éleva clamant la grandeur de Dieu, rappelant qu’il faut le connaître et le prier.
Source : Gutenberg

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