Bernard d’Harcourt, Une Colonne d’expédition dans le désert
“ Il n’en est pas moins dans le désert la providence du voyageur. On dirait qu’il a conscience des services qu’il rend lorsqu’on le voit calme et majestueux poser avec lenteur son large pied sur le sable brûlant. Il se sent chez lui, il est véritablement le maître, je dirais presque le roi du désert. A quoi donc doit-il cette royauté que son extérieur ne justifie guère? A la précieuse faculté qu’il a de marcher plusieurs jours sans boire. N’étant pas obligé de porter pour lui-même une provision d’eau, il porte celle des autres ”
