Résumé

La Question égyptienne devant la nation… (1882)

A notre humble avis, c'est une erreur qui est cause de tous les malentendus qui forment le fond des discussions à la Chambre, dans la presse et dans le public. On semble oublier que la vraie clef du passage n'est pas à Port-Saïd, mais à Aden et à Périm.
Il y a quarante ans que les Anglais ont établi leur domination incontestée dans ces parages. Ils sont les maîtres, les uniques maîtres de la navigation dans la mer Rouge, dans le golfe Persique, sur le Tigre et sur l'Éuphrate, et l'on peut dire que le pavillon britannique est le dominateur triomphant de l'océan Indien.
Source : Gallica

La Question égyptienne devant la nation… (1882)

Voilà pourquoi aussi l'Angleterre ne cédera à personne l'Egypte. Son intérêt le plus immédiat lui commande de s'emparer de cette clef du transit européen avec l'immense océan qui s'étend entre l'Asie, l'Amérique, l'Australie et l'Afrique, où depuis des siècles elle promène son pavillon orgueilleux. Elle en fera le centre de ses voies ferrées et de là rayonnera sur les deux continents d'Asie et d'Afrique.
Source : Gallica

La Question égyptienne devant la nation… (1882)

Il y a là un problème que l'avenir seul résoudra Dans les lointains de l'histoire, nous voyons un grand conquérant, Alexandre, venir du Nord, longer le pied méridional du Caucase, atteindre les rives de l'Inde, descendre la presqu'île persique, dominer le Tigre et l'Euphrate, s'arrêter à Aden, ancienne colonie de Tyr, et rêver d'y construire la ville qu'il construisit plus tard à Alexandrie, et qui a eu des destinées si extraordinaires et si douloureuses.
Source : Gallica

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