Petit de Baroncourt

Résumé

Petit de Baroncourt Atteinte à la liberté des mers… (1842)

Certes nous répudions de toutes nos forces l'abominable trafic de la traite des noirs ; nous ne l'avons point inventé, comme l'Espagne ; nous n'avons point visé dans tout le cours d'un siècle, par des stipulations écrites, à en conquérir le monopole, comme l'Angleterre (1) . Mais la question de philanthropie ne déguise, point à nos yeux une autre question plus grave et plus importante. Nous voyons clairement, dans la convention du 30 novembre 1831, une atteinte funeste portée à l'indépendance de notre patrie et à la liberté des mers.
Source : Gallica

Petit de Baroncourt Atteinte à la liberté des mers… (1842)

Quand la philanthropie pour la race noire occupe, une si grande place dans les préoccupations des hommes d'état, ne serait-ce point le cas d'en garder un peu pour la race blanche, et l'Angleterre ne rendrait-elle pas un plus grand service à l'univers en reconnaissant ce droit incontestable des nations civilisées ?
Joignez, en effet, le droit de visite en temps de paix à la violation du droit des neutres en temps de guerre, et voyez ce qui reste d'indépendance maritime aux peuples du continent.
Source : Gallica

Petit de Baroncourt Atteinte à la liberté des mers… (1842)

Il est élémentaire en effet que tout droit de réciprocité entre deux peuples inégaux en forces est une servitude déguisée et une oppression pour le plus faible.
La France, en ouvrant la route, y a fait entrer toutes les nations maritimes du continent; et l'Angleterre, en traitant avec chacune d'elles, ayant une croisière générale qui exerce la visite sur tout le commerce européen, se trouve en réalité la reine des mers, obligeant tous les peuples à des actes de soumission et de vassalité.
Source : Gallica

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