Résumé

François-Thomas Delbare Le Comte d'Artois justifié, et quelques vues sur les guerres de la Révolution… (1815)

Il est bien différent d'inspirer le respect ou la terreur. Le premier sentiment nous concilie des amis sincères; le second, nous suscite des ennemis secrets qui n'attendent que le moment de secouer le joug, et qui le saisissent avec empressement. C'est alors que la réaction est égale à la compression.
Ils ne sont donc pas les véritables amis de la France, les vrais enfans de la patrie, ces anciens gouvernans, ces directeurs et ce Bonaparte, fils de l'étrangère, qui, par leurs fureurs, et leur ambition, ont soulevé contre nous toute l'Europe conjurée
Source : Gallica

François-Thomas Delbare Le Comte d'Artois justifié, et quelques vues sur les guerres de la Révolution… (1815)

La révolution n'y était pas entièrement opérée. La guerre n'eut pas lieu, et ce fut peut-être un malheur. Depuis cette époque, la marine tomba de jour en jour, et les assemblées qui gouvernaient la France, contribuèrent plus que n'auraient pu faire les Anglais, à à la destruction totale de notre marine. Le Directoire exécutif, par sa politique inepte et par son projet de républicaniser toute l'Europe, exalta la haine des peuples contre nous, et ne pensa point à nous rendre redoutables sur mer.
Source : Gallica

François-Thomas Delbare Le Comte d'Artois justifié, et quelques vues sur les guerres de la Révolution… (1815)

Mais les Romains ne le furent qu'après cinq cents ans de guerres continuelles , et Bonaparte seul prétendait faire, pendant sa vie, ce que tant de généraux romains n'avaient pu exécuter que dans l'espace de cinq siècles, et surtout à une époque et dans des circonstances qui n'ont rien de comparable avec ces temps reculés. Le projet de dominer sur les terres, en se rendant maître de la mer , présente bien moins de difficultés, et ne suppose pas des calamités aussi sensibles et d'aussi longue durée.
Source : Gallica

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