Résumé

Jean François Bellemare Les Remontrances du parterre, ou Lettre d'un homme qui n'est rien à tous ceux qui ne sont rien… (1814)

Vous savez, comme moi, que notre nation est d'une légèreté qui approche de la folie. Quand elle n'est pas dans un excès , on est toujours sûr de la trouver dans l'excès contraire. Quand elle n'aime pas éperduement les gens , elle les persécute ; les idoles qu'elle cesse un moment d'adorer , sont, l'instant d'après, brisées avec fureur et traînées dans la boue. Du délire de l'amour aux emportemens de la haine , de la louange à l'injure, de l'admiration au mépris, elle y passe avec une facilité qui ne se dément jamais , et dont les hommes même qui la gouvernent sont toujours surpris.
Source : Gallica

Jean François Bellemare Les Remontrances du parterre, ou Lettre d'un homme qui n'est rien à tous ceux qui ne sont rien… (1814)

Ce sera certainement la faute de ces hommes-là si la nation se trouve encore une fois égarée, remuée, poussée au trouble ; et il ne tiendra pas à eux que ce malheur n'arrive bientôt. Les imprimeries et les rues de la capitale sont infectées de leurs niaiseries et de leurs obscurantes doctrines. Les boutiques sont tapissées de leurs libelles et de leurs constitutions. A aucune époque de la révolution l'on n'a vu l'opinion publique travaillée avec plus d'acharnement et de stupidité.
Source : Gallica

Jean François Bellemare Les Remontrances du parterre, ou Lettre d'un homme qui n'est rien à tous ceux qui ne sont rien… (1814)

A force de montrer les choses comme elles ne sont pas, ils pourraient égarer les esprits et faire prendre de fausses directions à ceux qui ont certainement l'intention de nous préserver de la guerre civile.
Vous et moi, Messieurs, nous voulons de bon coeur et de bonne foi le rétablissement des Bourbons. Nous savons tous que leur règne ne saurait être ni aussi dur , ni aussi dispendieux, ni aussi fatiguant que celui de Bonaparte. Nous sommes persuadés qu'ils gouverneront avec sagesse , avec justice et modération , et qu'ils cicatriseront une partie de nos plaies.
Source : Gallica

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