Résumé

Oui, une constitution, mais rejet de l'esquisse du 6 avril…

Et vous, qui n'avez rien fait, vous venez vous placer au premier rang dans la nation , et vous combler de récompenses héréditaires! Et vous ne voyez pas que le courage se révolte, comme la justice et la raison !
L'armée est à la patrie, et elle fera les sacrifices nécessaires sur l'autel de la patrie. Elle ne veut ni la guerre civile , ni les déchirements, ni la ruine du pays dont elle reçoit la solde , et qui entend lui conserver des honneurs justement acquis. Sa cause n'est pas la vôtre. Sur l'armée et le Sénat, le voeu national ne peut pas être le même
Source : Gallica

Oui, une constitution, mais rejet de l'esquisse du 6 avril…

Toutefois, ayons une Constitution. La France n'a plus de Clergé politique, de cour des Pairs, ni dé Parlements à remontrances qui étaient quelquefois inspirées par le voeu public. Il n'y avait pas de chartre nationale proprement dite; et d'anciennes traditions confuses, il ne reste rien pour tempérer et régler la monarchie. Dire à la France, voisine de l'Angleterre, de dédaigner même le nouvel exemple de l'Espagne, et d'aller sans Constitution; de se livrer à tous les hasards de l'hérédité, des minorités, etc. : cela n'est pas proposable.
En France, il est vrai, la royauté vient de loin.
Source : Gallica

Oui, une constitution, mais rejet de l'esquisse du 6 avril…

Il y a de la gravité dans les circonstances, et nous sommes en-présence des Alliés avec l'expectative de l'arrivée de Louis XVIII. Le temps n'est pas opportun pour les injures ; il serait convenable d'épurer les sentiments, pour arriver, par la modération, à des idées utiles, et faire penser à l'Europe, qui nous observe, que sans efforts nous revenons à la raison et à la sagesse.
Source : Gallica

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