Résumé

Examen raisonné de la conduite des dernières chambres de Bonaparte et des droits qu'elles s'arrogèrent… (1815)

Si ces députés eussent eu pour but de maîtriser, la tyrannie, c'est au champ de mai qu'ils auraient envahi le droit de souveraineté, et qu'ils l'auraient fait peser aussitôt sur l'oppresseur de la France. Ce premier jour devait être celui de la justice nationale et de celle de l'Europe : c'était en envoyant Bonaparte devant les tribunaux, comme un grand coupable, qu'ils l'aviraient exercée, et qu'ils auraient prouvé à tous les peuples du continent que la France savait respecter leur volonté lorsqu'elle était légitime.
Source : Gallica

Examen raisonné de la conduite des dernières chambres de Bonaparte et des droits qu'elles s'arrogèrent… (1815)

Je montrerai à ma nation le piége épouvantable que l'on tendit à sa crédulité et à sa confiance , et je ferai voir à ceux des membres des chambres qui purent être égarés, les tristes effets de leur ignorance et la responsabilité qu'ils ont prise aux yeux de l'univers, non-seulement à l'égard des évènemens présens, mais de ceux qui peuvent menacer l'avenir. Il est temps de se reporter vers les principes ; il est temps de reconnaître et de proclamer que dans leur immuable existence se trouve le maintien de la société entière et celui de tout état isolé.
Source : Gallica

Examen raisonné de la conduite des dernières chambres de Bonaparte et des droits qu'elles s'arrogèrent… (1815)

Bonaparte est défait au premier choc, et il perd en un jour le reste de la gloire militaire de la France et cent mille citoyens de l'état. C'est ici le moment fatal où les chambres vont envahir le droit suprême de la nation ; c'est ici où elles vont prouver manifestement si elles ont agi pour les intérêts du peuple, par ambition personnelle ou par dévouement pour la tyrannie.
Source : Gallica

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