Henri Blerzy, Les Révolutions de l’Asie centrale
“ L’armée britannique avait franchi l’Indus; elle s’était emparée de Caboul, et le brave émir des Afghans, Dost-Mohamed, était venu chercher un refuge à Bokhara avec toute sa famille. On ne savait guère alors dans la Transoxiane ce que c’était que l’Angleterre, et les Anglais ne savaient guère mieux ce qu’était devenu l’empire légendaire de Gengis-Khan et de Timour. Cependant la sainte Bokhara, capitale religieuse et politique de l’Asie centrale, se présentait toujours à l’esprit avec une auréole de gloire, avec les traditions d’une grandeur passée dont la décadence n’apparaissait pas aux yeux. ”
