M. Ármin Vámbéry

Résumé

M. Ármin Vámbéry Le Tour du monde

Le lendemain matin, tournant décidément vers le nord, nous ne marchâmes guère que trois ou quatre heures avant d’atteindre le seuil de la grande passe (plus spécialement appelée Mazendran) qui s’étend jusqu’aux rives de la mer Caspienne. Dès qu’on a laissé derrière soi le karavanséraï bâti à la cime de la montagne, la stérilité, la nudité des pays que le voyageur vient de traverser font place aux richesses de la végétation la plus luxuriante.
On serait tenté de ne plus se croire en Perse quand on voit déborder de toute part la splendeur de ces forêts vierges et leur magnifique verdure.
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M. Ármin Vámbéry Le Tour du monde

Quand on a traversé les déserts de l’Asie centrale, Bokhara, nonobstant tout ce qui lui manque, produit encore, et à beaucoup d’égards, l’effet d’une grande capitale. J’avais maintenant à chaque repas d’excellent pain, des viandes cuites à l’eau, du thé, des fruits, etc. Je m’étais procuré deux chemises, et le bien-être de la vie civilisée avait repris pour moi tant de charme que j’éprouvai un véritable regret, lorsque le signal du départ me fut donné par mes collègues, pressés de rentrer dans leurs demeures lointaines avant que l’hiver ne vînt les surprendre.
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M. Ármin Vámbéry Le Tour du monde

Je leur dis, par exemple, que je nourrissais en moi depuis longtemps, sans en avoir jamais parlé à personne, l’ardent désir de visiter le Turkestan (l’Asie centrale) , non pas seulement comme la source unique où la vertu de l’islam fût demeurée à l’abri de toute souillure, mais aussi afin de contempler les saints de Khiva, de Bokhara et de Samarkand. C’était avec cette idée, leur assurai-je, que j’avais quitté le pays de Roum (la Turquie) pour me rendre en Perse, ou j’attendais depuis un an les compagnons prédestinés par Dieu à faciliter mon pèlerinage.
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