Résumé

Paul Marty Etudes sur l'islam maure : Cheikh Sidïa… (1916)

Cheikh Sidïa mène une existence paisible au milieu des siens. Il vit perpétuellement sous la tente et ne sort guère que pour faire quelques pas sur le devant, et pour aller à la mosquée. Il ne se promène jamais dans le campement et ne s'y mêle à rien.
Il lui arrive quelquefois de s'enfermer plusieurs jours et même plusieurs semaines sous la tente. Personne ne l'approche à ce moment, ni femmes, ni enfants, ni Télamides, ni surtout les guerriers hassanes : seule une vieille captive noire lui apporte le lait dont il se nourrit et l'eau nécessaire à sa toilette.
Source : Gallica

Paul Marty Etudes sur l'islam maure : Cheikh Sidïa… (1916)

La lutte ouverte a pris fin, mais l'esprit d'animosité subsiste encore et pour longtemps, entre Oulad Biri et Oulad Bou Sba ; des rixes individuelles éclatent sans cesse aux pâturages ou aux puits, pour l'occasion la plus futile.
Pour les Dieïdiba, la lutte a été non moins chaude. Déjà sous Cheikh Sidïa El-Kebir, vers 1860, un incident fâcheux, mais qui n'avait pas eu d'autre importance que celle des menus faits de la vie de tribus voisines, était venu mettre à l'épreuve les bons rapports antérieurs des Oulad Biri et des Dieïdiba.
Source : Gallica

Paul Marty Etudes sur l'islam maure : Cheikh Sidïa… (1916)

Dans l'assemblée des notables qui, à l'instar de ce qui se passe dans les sociétés de Kabylie et du Mzab, réglera les affaires civiles et pénales, sociales et domestiques, publiques et privées, de la fraction, ils ne sont que les premiers et les plus influents.
Cette organisation démocratique, à représentation oligarchique, mieux encore que toutes les preuves historiques et linguistiques qu'on pourrait produire, prouve suffisamment que les prétentions Ida Ou Ali à la dignité de Chorfa
ne sont rien moins qu'authentiques.
Source : Gallica

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