Adrien Richer, Vie du maréchal de Tourville. Tome 1 (1815)
“ Si d'un côté, le chevalier de Tourville étoit flatté de se voir si tendrement aimé par une personne qui lui étoit chère, d'un autre il sentoit qu'il seroit horrible d'enlever une fille si aimable à un père qui lui avoit rendit les plus grands services, même la vie. Il craignoit d'ailleurs qu'elle ne fût trop exposée dans un vaisseau, où il n'était que simple volontaire. Il tâcha de la détourner du projet qu'elle avoit de le suivre : ce fut en vain; une jeune fille qui aime pour la première fois, n'écoute que sa passion, et sacrifie tout au désir de la satisfaire. ”
