Résumé

L.-E. Bertin Revue des Deux Mondes

La supériorité de vitesse vis-à-vis de l’adversaire qui peut le détruire est, au contraire, pour lui, une question de vie ou de mort. Cette considération si simple a été souvent perdue de vue. L’erreur d’un constructeur éminent prônant, pour les croiseurs, la vitesse de seize nœuds au maximum n’a pas eu de conséquences graves ; mais il n’en a pas été de même de celle des auteurs de nos programmes de la flotte imposant à nos croiseurs une limite de vitesse inférieure à ce qu’il était possible d’atteindre.
Source : Wikisource

L.-E. Bertin Revue des Deux Mondes

Quand on s’étonne de la hardiesse avec laquelle on osa construire des bâtimens d’un prix si élevé, déplaçant 5 000 tonnes, portant une artillerie puissante, sans l’ombre d’une protection même légère pour les parties vitales, et quand on la taxe de témérité, on oublie que le cuirassement vertical était alors la seule protection connue. Or on savait bien ce qu’une ceinture de plaques, même mince, coûterait de déplacement ; mais on ignorait, en présence de l’artillerie en travail, ce que pourrait avoir de valeur, sur le navire terminé, l’épaisseur de cuirasse adoptée lors de la mise en chantier.
Source : Wikisource

L.-E. Bertin Revue des Deux Mondes

En premier lieu, la grande stabilité des navires n’a point, comme conséquence obligée, celle de les faire rouler beaucoup, ainsi qu’on le croyait en 1870. La plus grande amplitude d’oscillation qui menace un bâtiment dépend surtout de la résistance offerte par sa carène au mouvement oscillatoire dans l’eau ; elle se combat par l’adoption de formes particulières ou, plus simplement, par l’emploi de quilles latérales ; elle est limitée, sur les monitors, par l’action du pont supérieur qui, en entrant dans l’eau dès que le navire s’incline, oppose un obstacle insurmontable aux grands roulis.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature