Louis-Émile Bertin

Louis-Émile Bertin

Résumé

Portrait de Louis-Émile Bertin Louis-Émile Bertin Revue des Deux Mondes

Dans la marine française, où l’apparition des obus à la mélinite causa une émotion plus vive qu’en Angleterre, on eut tout de suite recours au cuirassement. Le Dupuy de Lome, notre premier croiseur de combat, est un véritable cuirassé ; il est même, par l’étendue de la surface blindée, le plus cuirassé de tous les cuirassés construits depuis la grande série des frégates de Dupuy de Lomé ; il porte d’ailleurs un pont blindé à l’emplacement convenable pour la protection des parties vitales, avec, au-dessus de ce pont, une tranche cellulaire contenant le charbon.
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On a cru voir annoncer, par le nom des cuirassés-croiseurs, l’apparition d’une classe intermédiaire de navires, augmentant la série déjà trop nombreuse de nos modèles. En réalité, la Patrie n’est pas plus un croiseur que ne le sont ses prédécesseurs plus chavirables ; elle ne l’est pas plus que le Henri IV, actuel ou agrandi, n’est un monitor ou un garde-côtes.
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Il est très digne de remarque que le modèle offert par le Dupuy de Lome, comme superposition des effets protecteurs de la cuirasse verticale et du pont blindé, n’est point ce qui attira l’attention sur ce navire. On a, au contraire, admiré l’accumulation des qualités de combattant et de croiseur réalisée avec un faible déplacement, accumulation plus apparente que réelle. Le Dupuy de Lome contient en effet de tout, mais trop peu de chaque élément.
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