Général La Roque

Résumé

Général La Roque Revue des Deux Mondes

Il est temps, pour eux, d’affirmer, coûte que coûte, ce qu’ils pensent : le navire de combat est le cuirassé ; sa ligne de flottaison complète et son artillerie de gros calibre sont à l’abri des coups les plus puissans de l’ennemi ; il est surtout doué d’une grande stabilité de plate-forme, de la plus grande facilité d’évolution, de façon à multiplier l’action rapide de sa grosse artillerie dans la période décisive du combat.
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Général La Roque Revue des Deux Mondes

Enfin, par leur accent de plus en plus pessimiste, toutes les fois que la France aurait dû faire tête et défendre, avec ses forces navales, ses intérêts et son honneur, elles nous ont conduits à l’humiliante retraite de Fachoda, en 1898, et à l’abandon de l’Egypte, en 1883.
La responsabilité de cet état d’esprit si grave, si désastreux, et qu’il faut changer, incombe principalement au régime parlementaire, sous lequel les hommes politiques ont plus à craindre du triomphe de la France que de sa défaite, et ont tout à gagner par la prolongation de la paix à tout prix.
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Général La Roque Revue des Deux Mondes

On voit aujourd’hui, par ce qui se passe au Transvaal, une preuve palpable de l’impuissance sur terre d’une nation, dont toutes les forces sont absorbées par le commerce, l’industrie et l’occupation, même superficielle, d’un immense empire colonial. Des débats du Parlement anglais, il résulte que, si l’Angleterre a une flotte numériquement et nominalement colossale, elle n’a pas assez de matelots pour en assurer le service. Comment a-t-on pu penser que cette même nation viendrait attaquer sur terre une puissance disposant d’un million de soldats ?
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