Résumé

La marine dans les guerres modernes (1897)

Demain la guerre éclate : un torpilleur autonome a reconnu un de ces paquebots porteurs d'une cargaison plus riche que celle des plus riches gallions d'Espagne ; l'équipage, les passagers de ce paquebot s'élèvent à plusieurs centaines d'hommes; le torpilleur ira-t-il signifier au capitaine du paquebot qu'il est là, qu'il le guette, qu'il peut le couler?. Le capitaine du paquebot répondrait par un obus bien pointé, qui enverrait à fond le torpilleur, sou équipage et son chevaleresque capitaine, et tranquillement il continuerait sa route, un moment interrompue.
Source : Gallica

La marine dans les guerres modernes (1897)

Notre marine de guerre, en définitive, ne peut nous mettre en état d'agir en Europe, que sur des nations de second ordre, comme la Suède, le Portugal, la Grèce, qui ne sont pas englobées dans les grandes alliances et qui n'unt pas avec nous de point de contact sur le continent; toutes les questions pendantes, même d'ordre commercial, colonial ou purement maritime, se régleront avec les autres États par les armées continentales, sauf, bien entendu, avec l'Angleterre, vis-à-vis de laquelle nous avons défini plus haut notre situation spéciale.
Source : Gallica

La marine dans les guerres modernes (1897)

Il est temps d'en finir avec tous ces garde-côtes et ces cuirassés' que nous verrons dans les prochaines guerres croiser devant un littoral que personne ne songera à attaquer et qui saurait au besoin se défendre par ses seuls moyens ; avec tous ces mastodontes ruineux, qui peuvent à peine traverser la Méditerranée et qui sont, suivant une pittoresque expression de l'amiral Vallon, condamnés à évoluer autour d'un dépôt, comme des chèvres attachées par une cordelette autour d'un piquet fiché dans le sol.
Source : Gallica

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