Résumé

René Daveluy La lutte pour l'empire de la mer… (1906)

En fait, on ne s'en est jamais servi que pour préconiser les grandes distances de combat ; c'est le grand cheval de bataille des gens qui aiment passionnément la défensive.
Mettez en présence deux bâtiments possédant le même armement, au double point de vue du nombre et de la puissance ; la distance qui les séparera sera exactement la même pour chacun d'eux, et ne procurera d'avantage ni à l'un ni à l'autre.
J'entends bien que le bâtiment qui aura les meilleurs pointeurs enverra un plus grand nombre de coups au but ; mais la précision de son tir s'affirmera quelle que soit la distance.
Source : Gallica

René Daveluy La lutte pour l'empire de la mer… (1906)

On ne construit pas un matériel spécial en vue de satisfaire à des cas particuliers. C'est la recherche de la spécialisation qui a porté un coup funeste à notre puissance navale et nous a valu cette flotte hétérogène qui comprend des cuirassés d'escadre, des cuirassés de station, des cuirassés garde-côtes, des canonnières cuirassées, des croiseurs cuirassés, etc... etc... D'ailleurs, chaque combat ne constitue-t-il pas par lui-même un cas particulier ? Mais tous les combats se ramènent à un cas général qui est de dégager le champ de tir des pièces pour faire jouer l'artillerie.
Source : Gallica

René Daveluy La lutte pour l'empire de la mer… (1906)

Lorsqu'on peut opposer à l'ennemi des forces égales et de même nature, on le force, en engageant une action décisive, à concentrer toute son attention et tous ses moyens sur les bâtiments qui le serrent de près. On conçoit alors que des croiseurs, s'ils sont en surnombre, puissent impunément venir à la rescousse, sans être obligés de se tenir à des distances qui réduisent à rien la puissance de leur artillerie. Mais ce n'est là qu'un cas particulier; le cas général est qu'il y a toujours avantage à avoir un corps de bataille homogène.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature