Croiseur cuirassé

Définition et enjeux

Général La Roque Revue des Deux Mondes

Le croiseur cuirassé ou protégé, c’est-à-dire le navire très rapide, n’ayant qu’un blindage léger pour abriter son artillerie ou couvrir sa flottaison, avec un pont blindé pour protéger ses machines et ses soutes, est nul, si fortement armé qu’il puisse être, contre le plus petit cuirassé digne de ce nom ; il n’a de valeur que contre les croiseurs égaux ou plus faibles que lui en artillerie.
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Anonyme Revue des Deux Mondes

Qu’est-ce donc, en effet, qu’un croiseur cuirassé, sinon un cuirassé à grande vitesse ? Mais ce n’est point un nouveau cuirassé qu’il nous faut ici ; non, pas même un cuirassé dont on attend vingt nœuds, promesse trop brillante et qui ne saurait nous séduire. — Des croiseurs de 4,000 tonnes, tels que ceux dont nous citions les noms plus haut, nous suffiront parfaitement, et nous tenons pour certain que, dans l’épuisement de la lutte, leurs obus de 14 et de 16 centimètres, chargés à la mélinite, feront lâcher prise aux ennemis acharnés sur l’une de nos grandes unités de combat.
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Auteur : Le Rôle des croiseurs cuirassés allemands

Ce programme, établi en 1900, a été successivement amendé, mais toujours dans le sens de l’avance des mises en chantier, en 1906, 1908 et 1912. Il comporte la construction, de 1900 à 1917, de 18 unités de la catégorie autrefois qualifiée de croiseur cuirassé et qu’aujourd’hui les Allemands, comme les Anglais, appellent « croiseurs de combat, » pour bien marquer l’intention d’introduire ces bâtimens dans la ligne de bataille, ainsi que l’avaient fait déjà, mais prématurément, — hardiment, en tout cas, — les Japonais à Tsou-shima, il y a dix ans.
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