Gypaète

Définition et enjeux

Portrait de Jules Michelet Jules Michelet,  L'oiseau

“ Sans aller jusqu'en Amérique, vous pourrez, au jardin des plantes, voir l'ascendant des petits sur les grands, de l'esprit sur la matière, dans le singulier tête-à-tête du gypaëte et du corbeau. Celui-ci, animal très-fin et le plus fin des rapaces, qui, dans son costume noir, a l'air d'un maître d'école, travaille à civiliser son brutal compagnon de captivité, le gypaëte (aigle-vautour) . Il est amusant d'observer comme il lui enseigne à jouer, l'humanise, si l'on peut dire, par cent tours de son métier, dégrossit sa rude nature. ”
Source : Gutenberg

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert,  Salammbô (1862)

“ Quelquefois, lorsqu’un gypaète, posé sur un cadavre, le déchiquetait depuis longtemps déjà, un homme se mettait à ramper vers lui avec un javelot entre les dents. Il s’appuyait d’une main, et, après avoir bien visé, il lançait son arme. La bête aux plumes blanches, troublée par le bruit, s’interrompait, regardait tout à l’entour d’un air tranquille, comme un cormoran sur un écueil, puis elle replongeait son hideux bec jaune ; et l’homme désespéré retombait à plat ventre dans la poussière. Quelques-uns parvenaient à découvrir des caméléons, des serpents. ”
Source : Wikisource

Fulcran Vigouroux,  Dictionnaire de la Bible - Vigouroux

“ Le gypaète n’est pas commun en Palestine. Il se rencontre cependant dans les rochers des gorges profondes, comme celle du Jaboc, et Tristram a pu personnellement en observer une paire. Natural history of the Bible, Londres, 1889, p. 171. Il est probable que le gypaète est désigné dans la Bible sous le nom Aepérés, qui se trouve rangé parmi les noms d’oiseaux impurs entre l’aigle commun et l’aigle de mer. Lev., xi, 13 ; Deut., xiv, 2. Les Septante traduisent pérés par ipity, « griffon, » la Vulgate par gryps, qui a le même sens, Bochart, Hwrozoicon, Leipzig, 1793, t. ”
Source : Wikisource

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