Comprachico

Définition et enjeux

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo L'Homme qui rit (1869)

Les comprachicos étaient plutôt une association qu’une peuplade, plutôt un résidu qu’une association. C’était toute la gueuserie de l’univers ayant pour industrie un crime. C’était une sorte de peuple arlequin composé de tous les haillons. Affilier un homme, c’était coudre une loque.
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Portrait de Victor Hugo Victor Hugo L'Homme qui rit

Les comprachicos faisaient ce commerce et exerçaient cette industrie. Ils achetaient des enfants, travaillaient un peu cette matière première, et la revendaient ensuite.
Les vendeurs étaient de toute sorte, depuis le père misérable se débarrassant de sa famille jusqu’au maître utilisant son haras d’esclaves. Vendre des hommes n’avait rien que de simple. De nos jours on s’est battu pour maintenir ce droit. On se rappelle, il y a de cela moins d’un siècle, l’électeur de Hesse vendant ses sujets au roi d’Angleterre qui avait besoin d’hommes à faire tuer en Amérique.
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L. Étienne L’Oeuvre de l’exil - L’Homme qui rit de Victor Hugo

Le petit Gwynplaine, abandonné par les comprachicos ou acheteurs d’enfans, traverse dans sa longueur le promontoire de Portland, à la pointe duquel les bohémiens se sont embarqués. Ne nous arrêtons pas à la description d’un pendu qu’il aperçoit sur sa route : il ne nous appartient pas d’en tenir compte ; inutile et froidement horrible, nous ne pouvons la ranger au nombre des beautés. La nuit est profonde ; à travers les ténèbres et l’orage, sous la neige qui tombe, le garçon abandonné trouve une enfant engourdie de froid
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