Résumé

Charles Duval Souvenirs militaires, par Charles Duval… (1900)

En dehors de la Cochinchine, nous ne possédons aucune colonie, aucun port, aucun refuge dans l'Extrême-Orient qui puisse abriter nos vaisseaux en cas de guerre; nous sommes tributaires de l'Angleterre pour le charbon qui alimente nos bâtiments de l'État et du commerce. Or, nous avons conquis une contrée qui veille sur la mer de Chine et qui est une sentinelle redoutable placée au milieu des Indes-Orientales; la rivière de Saïgon peut recevoir toutes les flottes du monde, le Tonkin fournirait du charbon à tous nos besoins, et nous renoncerions, même pour de l'argent, à une pareille situation!
Source : Gallica

Charles Duval Souvenirs militaires, par Charles Duval… (1900)

Je m'étais donc arrangé à ma guise, et l'expérience de ces quelques mois m'avait convaincu que la fortune me sourirait plus devenu civil, qu'elle ne l'avait fait pendant les plus belles années de ma jeunesse que j'avais passées au milieu des camps. Aussi la lettre du colonel Ribourt me causa un vif désappointement : j'étais maître, en effet, de répondre : « Il est trop tard »; mais je savais qu'il dépendait de moi que le traité de Saïgon fût ratifié et que la révolte dans notre colonie fût apaisée.
Source : Gallica

Charles Duval Souvenirs militaires, par Charles Duval… (1900)

Un lieutenant tué, 125 sous-officiers et soldats tués ou blessés, sur un effectif de 1.200 à 1.300 hommes, prouvent que ce régiment était digne de prendre part à la Défense nationale, et que Paris était capable de fournir une armée nombreuse et vaillante, si l'on en eût confié l'organisation militaire à un général et non à un politicien. Je ne cesserai de le répéter, ce n'est pas le peuple de Paris qui a manqué d'energie, c'est le gouvernement d'alors qui a sacrifié la défense de'la capitale à ses passions politiques; ce sont les faits qui écrivent le mieux l'histoire.
Source : Gallica

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