Résumé

M. Dutreb L'amiral Dupré et la Conquête du Tonkin (1924)

Le 21 décembre, M. Garnier, attaqué dans la citadelle de Hanoï, a été frappé de mort, ainsi que le jeune enseigne de vaisseau M. Balny et trois hommes du détachement. Ce malheur me plonge dans un chagrin profond. Quels qu'aient pu être l'excès de confiance et d'audace de M. Garnier, et les imprudences auxquelles il s'est laissé entraîner, la France perd en lui un serviteur intelligent, dévoué, animé du patriotisme le plus ardent, des sentiments les plus nobles et du plus complet désintéressement. Nos regrets lui survivront ainsi qu'au malheureux jeune homme mort à ses côtés.
Source : Gallica

M. Dutreb L'amiral Dupré et la Conquête du Tonkin (1924)

Aussitôt le traité signé par notre gouvernement, l'amiral Dupré prit sa retraite et, pas une fois, il n'éleva la voix pour se plaindre de l'injustice des uns, de l'indifférence des autres. Il n'eut pas un mot d'amertume.
La conscience d'avoir bien servi la Patrie suffit à lui faire attendre dans une parfaite sérénité une mort qu'avaient hâtée son infatigable labeur et les années passées sous l'épuisant climat de la Cochinchine.
Source : Gallica

M. Dutreb L'amiral Dupré et la Conquête du Tonkin (1924)

Qu'un navire anglais ou de toute autre puissance étrangère vînt à jeter l'ancre à l'embouchure du Song-Coï et fît flotter son drapeau sur les rives du fleuve, la France eût été sans doute incapable, au lendemain de la guerre de 1870, de s'opposer à la main-mise de cette puissance sur le Tonkin et sur l'Annam. Bloquée entre les montagnes de l'est et le golfe de Siam, livrée aux intrigues des mandarins annamites et de l'étranger, notre colonie de Cochinchine elle-même n'eût pas tardé à nous échapper.
Source : Gallica

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