Résumé

A. Cochut Du projet de loi sur la propriété littéraire et la contrefaçon

Ne serait-il pas d’ailleurs facile aux libraires européens d’organiser un système de protection mutuelle, une police commerciale, exercée par chacun au profit de tous ?
Le secret de la réussite en toutes choses consiste à ne viser qu’au possible. Il ne faut pas se flatter de détruire absolument la contrefaçon, pas plus que mille autres genres de fraude. On n’empêchera jamais la reproduction ténébreuse des petits livrets qui se vendent sous le manteau, ou qui se cachent dans la balle du colporteur, ainsi qu’il arrive même en France.
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A. Cochut Du projet de loi sur la propriété littéraire et la contrefaçon

Espère-t-on que chaque pays établira un service spécial, pour surveiller une industrie qui a besoin de liberté ? Et quand un ballot de livres sera présenté à un bureau de douanes, ira-t-on démêler les livres de propriété des livres tombés dans le domaine public, c’est-à-dire imposer aux douaniers une tâche qui exige souvent toute la sagacité des tribunaux ? Les personnes qui connaissent la librairie, sentiront qu’on pourrait multiplier à l’infini les objections de ce genre.
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A. Cochut Du projet de loi sur la propriété littéraire et la contrefaçon

Que la littérature ne soit plus en dehors du droit des gens, aussitôt le point de vue de la spéculation change. Tout éditeur intelligent appuie ses entreprises sur la base solide des réputations acceptées par l’Europe : l’écrivain n’est plus réduit comme aujourd’hui à gonfler des volumes pour en tirer une rétribution convenable, ou à semer des pages dans vingt journaux : il entrevoit qu’un petit nombre de bonnes pages, adressées au sentiment des peuples ou à leur intérêt, lui peuvent donner un domaine sans limites, et assez fécond pour enrichir sa famille.
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