Georges Lecomte

Résumé

Georges Lecomte Revue des Deux Mondes

Uniquement pour ne pas condamner à mort, nous dit-on, notre industrie du papier. Nous lui sommes très sympathiques. Nous ne lui voulons que du bien. Et les ouvriers de nos papeteries savent que, comme pour tous les ouvriers de France et en particulier ceux du Livre, nos collaborateurs habituels, nous, les écrivains, pour lesquels les salaires d’avant-guerre ne se sont pas accrus, nous désirons que leur sort s’améliore dans toute la mesure compatible avec le rayonnement de l’esprit français et avec l’existence de la Librairie française qui assure celle d’illusion.
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Georges Lecomte Revue des Deux Mondes

Dépenses néfastes qui, sans élever l’homme, sans accroître sa force et sa valeur, grèvent inutilement, — au point de la rendre quasi-impossible, — l’industrie peut-être la plus indispensable à notre pays, puisqu’elle propage et porte toutes les autres. Quelques-uns de ces hommes qui, avec nous, luttent contre la dégradation par l’alcool, le vice, les spectacles pervers, ne pourraient-ils pas organiser la défense contre la hantise du pauvre luxe, si vilain, et du plaisir, si consternant ? Ce sont ces deux ferments qui provoquent le plus l’effervescence pour la hausse constante des salaires.
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Georges Lecomte Revue des Deux Mondes

Moins hâtivement que les journaux, avec plus de réflexion et de méthode, avec assez de place pour ne pas trop escamoter les arguments, elles expliquent l’époque où nous vivons et comment il est sage de la vivre. Elles alimentent de faits et d’idées les journaux qui, s’en servant, les propagent. Puisque c’est un motif d’enseignement et d’éducation que la presse invoqua pour s’affranchir des taxes douanières sur le papier, il n’existe aucun motif pour que les revues, si utiles pour le ravitaillement moral du pays, ne bénéficient pas de cette exception.
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