Richard Cantillon

Élements biographiques

Richard Cantillon Essai sur la nature du commerce en général

Lorsqu’un État est parvenu au plus haut point de richesse, Je suppose toujours que la richesse comparative des États consiste dans les quantités respectives d’argent qu’ils possedent principalement, il ne manquera pas de retomber dans la pauvreté par le cours ordinaire des choses. La trop grande abondance d’argent, qui fait, tandis qu’elle dure, la puissance des États, les rejette insensiblement, mais naturellement, dans l’indigence.
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Richard Cantillon Essai sur la nature du commerce en général

Mais toutes les Campagnes d’un État ou d’un Roïaume doivent une balance constante à la Capitale, tant pour les rentes des propriétaires les plus considérables qui y font leur résidence, que pour les taxes de l’État même, ou de la Couronne, dont la plus grande partie se consomment dans la Capitale. Toutes les Villes provinciales doivent aussi à la Capitale une balance constante, soit pour l’État, sur les Maisons ou sur la consommation, soit pour les marchandises différentes qu’elles tirent de la Capitale.
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Richard Cantillon Essai sur la nature du commerce en général

Pour juger de l’abondance & de la rareté de l’argent dans la circulation, je ne connois pas de meilleure régie que celle des baux & des rentes des Propriétaires de terres. Lorsqu’on afferme des terres à haut prix c’est une marque que l’argent abonde dans l’État ; mais lorsqu’on est obligé de les affermer bien plus bas, cela fait voir, tout autres choses étant égales, que l’argent est rare.
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