Pline d'Hélie

Définition et enjeux

Portrait de Eugène Le Roy Eugène Le Roy,  Le Moulin du Frau (1891)

“ Lorsque je lui eus dit que nous étions venus pour l’engager à notre noce, elle secoua la tête doucement, d’un air triste, et nous dit qu’elle n’avait pas le cœur à aller à noces, mais qu’elle viendrait à l’église prier le bon Dieu de nous rendre heureux.
— Tu as fait preuve de bon sens et de raison, Hélie, en choisissant Nancy ; je la connais bien, et je te promets que tu n’auras jamais une heure de regret. Elle n’a rien, c’est vrai, mais tu as assez pour elle, et ce que tu as, elle est femme à le faire prospérer. Ce n’est pas tout les maisons, il faut surtout les conserver.
”
Source : Wikisource

Portrait de Charles Plisnier Charles Plisnier,  Héloïse (1947)

“ Je suis tributaire des autres pour vivre ; je le suis pour mourir. Et je sais jusqu'où va leur charité : une tape sur la joue, des yeux attendris. Qui me donnera un pistolet, un couteau qui coupe, un tube de vé-ronal ? Vous ?
— Claire, dis-je, vous avez lu la vie d'Hé-loïse. Mais vous n'en avez retenu que la braise. Elle a déliré comme vous, bien que d'un délire moins cruel. Mais elle devint nonne à Argen-teuil, presque sainte au Paraclet. Sans doute, jamais son corps ne lui laissa de repos.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles Plisnier Charles Plisnier,  Héloïse (1947)

“ En somme, pour jouer votre jeu, malheureuse, il vous manquait des images : je vous les ai données. Ainsi, Héloïse est entrée dans votre chambre. Vous l'avez vue offrir aux doigts d'un homme sa robe, pour qu'il la défasse ; abandonner à la bouche d un homme sa douce langue, son dur sein frissonnant ; appeler un homme dans sa chair, — poids léger, présence adorable, — et lui ouvrir son ventre nu. Vous l'avez, dans ces nuits dont vous ne savez plus si c'étaient ses nuits ou les vôtres, entendue sangloter de désir, gémir de jouissance. ”
Source : Gallica

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