Eugène Le Roy,
Le Moulin du Frau
(1891)
“ Lorsque je lui eus dit que nous étions venus pour l’engager à notre noce, elle secoua la tête doucement, d’un air triste, et nous dit qu’elle n’avait pas le cœur à aller à noces, mais qu’elle viendrait à l’église prier le bon Dieu de nous rendre heureux. — Tu as fait preuve de bon sens et de raison, Hélie, en choisissant Nancy ; je la connais bien, et je te promets que tu n’auras jamais une heure de regret. Elle n’a rien, c’est vrai, mais tu as assez pour elle, et ce que tu as, elle est femme à le faire prospérer. Ce n’est pas tout les maisons, il faut surtout les conserver. ”
