Résumé

B. C. De nos jours ; esquisses contemporaines (1876)

« Madame, je prends les dehors de façons que je n'approuve pas. Si je n'ai pas l'air d'aimer mon mari, c'est parce que je l'aime trop! » me croirait-elle? Dieu, qui connaît le fond de mon âme, m'absoudra.
Je ne veux plus m'exposer à de faux jugements. Décidément, je renonce au rôle que je joue dans le but unique de reconquérir mon bien. Du reste, je le puis, car je ne crains plus de déplaire à Adrien. Je crois même qu'il commence à me trouver un peu trop évaporée. Lui-même prend les allures d'un plus grand sérieux. Tant mieux. Si je lui rends la Valentine d'autrefois, il sera content.
Source : Gallica

B. C. De nos jours ; esquisses contemporaines (1876)

Elle est bonne, douce, vraie. C'est une perle. Moi, je ne suis qu'une folle, qui dépense mon temps en niaiseries, tandis que Lucie travaille, s'instruit, et devient, je le sais, une femme hors ligne.
— Une femme hors ligne? reprit Léon en ricanant. Ma pauvre Lucie ne saura jamais ni parler, ni s'habiller, ni m'intéresser. J'admets volontiers qu'elle est de l'étoffe dont on fait les anges, mais l'éclair qui luit de vos yeux (qu'il vienne du ciel ou de l'enfer) est tout ce que j'ambitionne sur la terre. Vous seule existez pour moi !
Source : Gallica

B. C. De nos jours ; esquisses contemporaines (1876)

L'ONCLE.
Nature d'élite, nature d'élite! !! Qui vit avec des profanes doit apprendre à les juger, afin de suivre son chemin sur la pointe des pieds pour éviter les éclaboussures du pavé de notre grande ville.
LÉON.
Voilà, pardonnez-moi, des raisonnements de vieux garçon. Je connais le monde; je n'agis pas en étourdi. Avant de me marier, j'avais beaucoup réfléchi, et mon expérience mûrie m'a appris comment débuter dans cette vie nouvelle. Je préserverai ma Lucie de tout contact qui pourrait l'effleurer.
Source : Gallica

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