Clotilde-Marie Collin de Plancy

Résumé

Clotilde-Marie Collin de Plancy Jane Shore. Tome 1 (1824)

Henri VI, que l'on remettait sur le trône, son père fut tué à la triste journée de Barnet; et, lorsqu'Edouard IV, si célèbre par la beauté de sa figure et par l'inflexibilité de son âme, ressaisit le sceptre qui n'était resté que peu de mois hors de ses mains, tous les biens de la famille de Jane furent confisqués.
Cette jeune fille qui, à quatorze ans, était déjà la merveille de l'Angleterre, tomba ainsi tout à coup dans un état voisin de l'indigence. Sa mère et ses parens qui l'aimaient crurent faire son bonheur en la mariant à William Shore, riche orfèvre de la Cité.
Source : Gallica

Clotilde-Marie Collin de Plancy Jane Shore. Tome 1 (1824)

D'abord elle voulut se soustraire à tout le vain cérémonial qui accable la grandeur ; mais un désir de son Edouard lui ôtait toute autre volonté que celle de lui plaire. Elle se laissa donc entourer de l'appareil qui suit les cours. En ce qui la regardait seule, elle ne changea point sa manière de vivre ; et quoique les ornemens les plus rares lui fussent offerts, Jane, se refusant aux recherches de l'art, ne connut de luxe que celui de sa beauté.
Source : Gallica

Clotilde-Marie Collin de Plancy Jane Shore. Tome 1 (1824)

Edouard, actif et intrépide dans l'adversité, s'abandonnait dans la paix à la mollesse et aux plaisirs , sans perdre rien de la férocité qui accompagnait trop souvent alors un grand courage. Depuis près de quatre ans, il n'avait plus d'ennemi capable de l'alarmer; mais il faisait sentir le poids de son inexorable sévérité à tous ceux qui se trouvaient coupables de la moindre offense envers son pouvoir tyrannique. Si Jane obtenait de lui de fréquens actes de clémence ou plutôt de justice, elle ne pouvait se multiplier assez pour empêcher toutes les violences
Source : Gallica

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