Résumé

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin Le store baissé : histoire parisienne (1883)

Or, grattez toute femme qui a l'esprit vif et la chair un peu faible, et vous retrouverez une Héloïse. On pourrait les compter par centaines à Paris et en province, ces femmes qui, tout en faisant sonner très haut leur vertu, ont au fond du cœur un amour chaste et violent pour un beau garçon qui ne vaut pas toujours leur mari. Mais écrire à cet amant c'est le fruit défendu, et les femmes ne savent pas résister à cette tentation parce qu'elles sont encore bien plus proches parentes d'Ève que d'Héloïse.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin Le store baissé : histoire parisienne (1883)

Il n'y avait là-dedans rien que de très naturel ; on oublie que la nature a réservé à la femme toutes ses cruautés, et a inventé pour elle les supplices les plus cuisants. Non contente d'avoir éveillé en elle les tourments de l'amour, elle a voulu y ajouter ceux de la jalousie et l'exposer, toute faible qu'elle est, à concevoir, malgré elle, un surcroît de passion quand celui qu'elle aime la trahit. Le sentiment qu'elle éprouve pour l'amant fidèle et méritant, grandit démésurément quand ce dernier cesse de l'être et en arrive à l'outrager et à la trahir
Source : Gallica

Portrait de Gustave Claudin Gustave Claudin Le store baissé : histoire parisienne (1883)

Son amour-propre se révoltait à cette pensée que l'ange avec lequel il était si certain de s'être emparadisé pouvait n'être qu'une immonde créature. Les yeux fixés sur la photographie il essayait de se persuader qu'il n'y avait rien de commun entre Lucinde, qui était une perle, et cette abominable drôlesse à laquelle le hasard avait accordé une beauté dont elle n'était pas digne ; mais la ressemblance était
là pour raviver ses doutes et ses hésitations et le maintenir dans la plus cruelle et la plus pénible'des incertitudes.
Source : Gallica

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