Les Nouvelles Héloïses

Définition et enjeux

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer Nouvelles genevoises (1851)

Héloïse, écrit-il en terminant, je ne vous reverrai plus sur cette terre ; mais lorsque l'Éternel, qui tient nos jours entre ses mains, aura tranché le fil de cette vie infortunée, ce qui, selon toute apparence, arrivera avant la fin de votre carrière... je vous prie de faire enlever mon corps, en quelque endroit que je meure, et de le faire transporter au Paraclet, pour y être enterré auprès de vous. Ainsi, Héloïse, après tant de traverses, nous nous trouverons réunis pour toujours, et désormais sans danger comme sans crime
Source : Gallica

Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer Nouvelles genevoises

Vous aurez même lieu, Héloïse, en considérant mon cadavre, de rentrer en vous-même, et de reconnaître combien il est insensé de préférer, par un attachement déréglé, un peu de poussière, un corps périssable, vile pâture des vers, au Dieu tout-puissant, immuable, qui peut seul combler nos désirs, et nous faire jouir de l’éternelle félicité !
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Portrait de Rodolphe Töpffer Rodolphe Töpffer Nouvelles genevoises (1891)

Je passai au revers ; mais que tout était changé 1 Héloïse avait pris le voile. J'en fus ému, car je l'aimais, je partageais son ivresse, et, belle que je me la figurais déjà, je la vis alors plus belle de tristesse, plus jeune sous les antiques arceaux du cloître d'Argenteuil, plus touchante succombant à ses douleurs jusqu'au pied des autels. Le livre relatait le tout dans un gothique langage; de ses pages antiques s'échappait comme
un parfum de vétusté, en telle sorte que la vive impression du passé mariait son charme à la fraîcheur juvénile de mes sentiments.
Source : Gallica

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