Stendhal,
Romans et Nouvelles II
“ Il fut saisi d’un désir immodéré de faire le portrait de Valentine ; il fallait, pour y parvenir, tenir à Delangle un langage absolument opposé à celui de la veille. Delangle n’était pas homme à modérer la plaisanterie. S’il s’apercevait de cette variation dans l’opinion de Féder, il était homme à s’écrier : « Ma foi, ma sœur, rendons-en grâces à tes beaux yeux ; ils viennent de changer la résolution du grand peintre » ; et cette phrase, vingt fois répétée avec une voix de stentor et variée de toutes les façons, eût été pour Féder un supplice horrible. ”
