Ernest Capendu, Pour un baiser (1864)
“ Les mémoires sont le joujou de celui qui les écrit: on s'amuse avec son souvenir en le faisant courir de tous les côtés, comme un chat qui pelotte une boule de papier. — Cependant — dit Robert — les mémoires sont une bonne chose ? — Quand ils ne sont pas vrais, oui. — Ah ! Williams. — Mon cher, il faut l'avouer, il n'y a pas eu, il n'y a pas et il n'y aura jamais une existence humaine qui soit amusante et agréable d'un bout à l'autre ; l'ennui, le chagrin, les inquiétudes pénibles, occupent les sept huitièmes de la vie depuis la naissance jusqu'à la mort. ”
