Ernest Capendu

Résumé

Ernest Capendu Dolorès, par Ernest Capendu (1865)

« Oui ! dit. Andrès à son ami, cette fois tu es un homme!
— Que faites-vous? s'écria Dolorès. — Laissez-moi, » lui dit tout bas l'Encarnado en faisant le geste de la repousser.
Carmen et Lola tremblaient comme une feuille morte que le vent va emporter.
« Parle; dit l'Encarnado à Rodolfo.— Je te le défends! » s'écria don Horacio.
L'Encarnado arma son pistolet. Le coup sec du ressort de la batterie produisit sur Rodolfo un effet merveilleux.
« Inès vit ! » s'écria-t-il.
Don Horacio écumait de rage.
« Rodolfo, tais-toi! hurla-t-il, j'aime mieux mourir; ne dis. rien ! »
Source : Gallica

Ernest Capendu Dolorès, par Ernest Capendu (1865)

L'Encarnado secouait la tête sans mot dire. Dolorès s'en aperçut et continua :
« Avez-vous donc espéré que ce masque m'empêchecherait de vous reconnaître, senor don Juan ? »
L'Encarnado demeura impassible, comme s'il n'avait pas entendu, ou n'avait pas voulu entendre.
« Oh! Je vois clair dans votre pensée, je vous ai deviné et je vous brave! continua la jeune fille. Vous n'avez pas craint de venir sous un faux nom dans une famille honnête et tranquille; vous avez volé l'amitié qui était due à un autre, et peut-être aviez-vous espéré mieux! »
Source : Gallica

Ernest Capendu Dolorès, par Ernest Capendu (1865)

Relevez-vous, lui dit-elle, ce n'est pas à mes pieds que doit être l'homme que j'aime, c'est devant moi, la main dans la main. Que Dieu me pardonne à mon tour cet amour qu'il m'a inspiré pour vous, don Fernando! Il sait que je suis restée étrangère aux luttes qui ont divisé nos familles; il sait que j'ai vécu loin de mon père qu'un amour étranger a séparé de moi dès ma plus tendre enfance. J'aurais pu croire, si j'avais appris plus tôt les secrets que j'ai découverts aujourd'hui, qu'il m'avait choisie pour être le lien destiné à réunir dans une seule deux familles divisées par la haine
Source : Gallica

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