Adolphe Belot,
La bouche de Mme X***
(1885)
“ Un capuchon, en satin noir comme la pelisse, lui recouvrait la tête et cachait ses cheveux. Des dentelles cousues dans le haut du capuchon retombaient sur le front, les yeux et les joues. On ne voyait que les ailes du nez, la bouche et le menton. C'était peu; et cependant, j'étais déjà pris par cette femme voilée, fermée, calfeutrée, que je ne pouvais voir et qu'il fallait deviner. Cet émoi instantané s'expliquera facilement, quand je me serai confessé : ce que je préfère chez la femme, ce que j'admire par-dessus tout, c'est la bouche. ”
