Résumé

Augustin Garçon Le combat naval de Port-Saïd en 1886… (1886)

Un silence solennel régnait sur tout le navire, et l'on n'entendait que la voix du sous-lieutenant, annonçant de la hune la distance de l'ennemi qu'il observait au sextant.
L'amiral Doel, voyant que la flotte alliée ne changeait ni sa direction, ni sa route, fit le signal : « Seconds navires des subdivisions, se préparer à éperonner à tribord, et les béliers se préparer à éperonner à bâbord. Tous les autres navires devront s'efforcer de masquer, avec la fumée de leur artillerie, les mouvements des vaisseaux qui éperonneront. »
Source : Gallica

Augustin Garçon Le combat naval de Port-Saïd en 1886… (1886)

Le Rupert fut peu maltraité dans sa collision avec l'Orchanieh, mais souffrit beaucoup de l'artillerie des deux cuirassés turcs, qui, entre autres graves avaries, désemparèrent sa tourelle.
C'est une chose très difficile que de décrire une action générale. Un homme peut rapporter ce qu'a fait son vaisseau, et à peu près ce qui s'est passé sur les navires voisins; mais donner une relation exacte de tous les mouvements, est une chose presque impossible. Aussi vais-je continuer le récit de ce qui s'est passé sur le Colossus, mon propre navire.
Source : Gallica

Augustin Garçon Le combat naval de Port-Saïd en 1886… (1886)

Officiers et matelots de l'escadre étaient écœurés. Toute une escadre de six cuirassés qui devait être prête à résister à toute éventualité, est réduite à quatre bâtiments après quatre jours et demi de navigation à vapeur! C'était vraiment trop fort!
Comment cela se fait-il? lorsqu'on voit nos navires de commerce traverser l'Atlantique à toute vitesse sans un seul arrêt.
« Les mécaniciens doivent être des ganaches, des ânes ! Ils sont incapables et sans souci ! pas à la hauteur! »
Source : Gallica

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