Paul Doumer,
L'Indo-Chine française, souvenirs
(1905)
“ Non pas que notre marine ne doive être et demeurer supérieure à la marine japonaise, mais la marine de la France est dans les mers d'Europe ; elle y doit rester, rester, moins en grande partie, dans toutes les éventualités. D'ailleurs, une nation, si forte soit-elle, est relativement faible à cinq mille lieues de son territoire et de ses ports. La France, dans quelques années, ne pourrait peut-être plus lutter à armes égales avec le Japon dans l'Extrême-Orient. Il est donc nécessaire d'y songer et d'agir en conséquence : le Japon, d'ici peu de temps, sera pour nous un péril en Asie. ”
