Résumé

Portrait de Léon de Rosny Léon de Rosny École spéciale des langues orientales… (1871)

Les grandes époques de l'histoire des nations musulmanes et surtout des Indiens et des Chinois, appartiennent à l'histoire ancienne : ils ont fourni leur contingent à l'œuvre de la civilisation il y a des centaines et des milliers d'années. La splendeur de leurs antiques annales les sollicite à regarder sans cesse en arrière : ils ont eu le sort de la femme de Loth. Les Japonais au contraire ne veulent voir dans le passé que les
titres venant de la noblesse de leur origine : à cela près le passé n'est plus rien pour eux; le présent est le début d'une ère féconde; l'avenir leur appartient.
Source : Gallica

Portrait de Léon de Rosny Léon de Rosny École spéciale des langues orientales… (1871)

Il suffit, pour la découvrir, de se reporter, non point à ces heures de crépuscule où les civilisations vieillies se vautrent mollement dans les ornières de l'égoïsme et du vice, mais à l'heure pure du berger, qui luit, également brillante, pour tous les peuples naissants, alors qu'ils s'engagent, pleins de foi et d'espérance, dans les sacrés sentiers de la fraternité, du progrès et de la civilisation.
Source : Gallica

Portrait de Léon de Rosny Léon de Rosny École spéciale des langues orientales… (1871)

Seule, l'ancienne langue des Japonais s'est maintenue, pure de tout mélange étranger et a conservé dans ses radicaux les éléments primitifs du langage des peuples Tartares.
Pendant longtemps les Orientalistes n'ont vu dans l'idiome des insulaires du Nippon qu'un ensemble de mots pour la plupart longs et compliqués, où l'on n'apercevait aucune affinité avec les mots des autres langues connues. La linguistique faisait des Japonais une nation absolument séparée du reste du monde : le type protestait, et la vérité ne se faisait point jour.
Source : Gallica

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