Résumé

Contre-amiral Degouy La Marine dans la guerre des Balkans

De toute façon et de tous les côtés, la tâche des flottes est considérable. Je viens de parler des sous-marins allemands de la Mer-Noire. Ceux de la Méditerranée et de la mer Egée inspirent à certaines personnes des appréhensions d’autant plus vives qu’elles s’imaginaient, sur la foi d’on ne sait quels calculs, qu’on les avait tous détruits dans le Nord. Toujours est-il que la protection du long chapelet de paquebots et de transports qui s’égrène dans les deux sens de Salonique à Marseille est la tâche la plus ingrate qui puisse incomber aux marines de guerre.
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Contre-amiral Degouy La Marine dans la guerre des Balkans

Il est vrai que si l’on avait eu, à cette époque, des mines de blocus, on les eût semées à l’entrée du grand port russe et disposé, derrière ce barrage, des navires légers bien armés pour repousser les dragueurs. Qu’est-ce qui empêche de le faire pour le Bosphore, dès maintenant ? C’est d’autant plus aisé qu’on l’a fait déjà ; et c’est, paraît-il, en heurtant l’un des engins de ce champ de mines que le Gœben a reçu les très graves avaries qui l’ont si longtemps paralysé.
Bref, là encore, il n’est que de vouloir et d’accepter résolument les risques inhérens à toute opération de guerre.
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