Résumé

Anonyme Les Marines de l’Espagne et des États-Unis

Ne serait-ce pas bien le moment, — moment fugitif, moment passé peut-être déjà, car les Américains vont vite ! — d’expédier sur le littoral de la Nouvelle-Angleterre, à la hauteur de la Delaware, cette escadre espagnole si longtemps restée aux îles du Cap-Vert, point bien choisi assurément comme poste d’observation, étant à peu près à égale distance de la Havane et de New-York, mais où cependant il n’eût pas fallu s’éterniser...
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Anonyme Les Marines de l’Espagne et des États-Unis

Au moins faut-il savoir mettre à profit ses avantages, être résolu à prendre l’initiative des hostilités quand on sait l’adversaire futur momentanément hors d’état de soutenir le choc. Hésitera déclarer la guerre, une guerre inévitable, dans l’espoir de se ménager l’opinion des autres peuples, c’est naïveté pure : les peuples, comme les individus, donnent raison au vainqueur, au plus fort. L’Angleterre est-elle moins respectée des nations pour avoir toujours été la première à engager les hostilités ?
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Anonyme Les Marines de l’Espagne et des États-Unis

A quoi vont servir les deux grands corsaires de 8 000 tonnes, bien protégés, suffisamment armés, contre une marine marchande de quatrième ordre, contre des paquebots dont la capture ne généra en rien le ravitaillement de l’Espagne, pays continental ? — Sans doute à protéger la flotte commerciale des Etats-Unis eux-mêmes. Mais comment s’acquitteront-ils de cette tâche en présence d’un Carlos V qui leur opposera un flanc revêtu et des canons plus puissans ? Il faudra, évidemment, adjoindre au Columbia et au Minneapolis des unités plus robustes, des croiseurs blindés, un New-York et un Brooklyn.
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