Prince Albert Ier de Monaco, Revue des Deux Mondes tome 93, 1889
“ La nuit vint, froide, bruineuse ; sauf le timonier, qui suivait silencieux les mouvemens du compas dont l’éclairage projetait sur sa figure une lueur intense, et l’homme de veille qui piétinait sur place tout à l’avant du navire et fredonnait une mélopée en fouillant de ses yeux le brouillard, chacun dormait, ondoyant au roulis sur les étroites couchettes des cabines, ou dans les hamacs dont le balancement à l’unisson remplissait le poste de l’équipage. Les hommes de quart eux-mêmes, accroupis sur le pont, dans des coins abrités, sommeillaient après la causerie et les chansons du soir. ”
