Lieutenant Krusenstern

Résumé

Lieutenant Krusenstern Le Tour du monde

M. Maticen se trouva un peu mieux ; le beau temps dura tout le jour et la température s’éleva. Notre îlot dérivait lentement vers la côte ; mais nous ne pouvions pas encore tenter de passer sur l’immense champ de glace qui semblait aller jusqu’au rivage. Vers le soir, le vent fraîchit, passa au sud-est, et nous fûmes entraînés au nord-ouest. L’espérance rentrait à peine dans nos cœurs qu’elle était déçue ! Le désespoir s’empara de nous. Plusieurs n’avaient déjà plus de biscuit. Les hommes se mirent à bâtir de petites huttes qu’ils appelaient leur tombeau.
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Lieutenant Krusenstern Le Tour du monde

Il gelait fort ; nous avions grand-peine à nous réchauffer. Vers le soir le vent souffla en tempête. Nos malitza nous empêchèrent de périr de froid ; nous étions groupés plusieurs ensemble, les têtes renfoncées sous nos pelisses et les pieds abrités sous la malitza du voisin. À onze heures, un morceau de notre glace se rompit, et nous sauvâmes avec peine quatre de nos hommes couchés dessus.
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Lieutenant Krusenstern Le Tour du monde

La seule chose que j’aie pu faire a été de déclarer aux Karachins que, s’il venait à terre des objets de la goëlette, ils pourraient se regarder comme légitimes possesseurs de l’eau-de-vie, de la poudre, du plomb, des effets, et de tous les débris du navire ; mais que s’ils recueillaient un coffre renfermant des objets dont ils ne comprendraient pas l’usage, ils devraient l’envoyer au chef d’Obdorsk, ce coffre étant la propriété du tzar. Ils m’ont promis de se conformer à mon désir. Les Karachins sont des hommes loyaux et bons, je ne doute pas qu’ils ne tiennent parole.
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