Émile Cauvet

Résumé

Émile Cauvet Traité des assurances maritimes… (1879-1881)

Une assurance a été consentie franc de risques de guerre. Le capitaine, voyant qu'il va être capturé, s'éloigne de la route, et lorsqu'il en est loin, son navire, assailli par une tempête, périt. On demande si l'assureur est responsable de cette perte. On tient pour la négative en Angleterre et aux EtatsUnis (1) , et nous croyons que cela est juste. L'assureur qui est responsable du risque qui a causé la déviation, ne saurait s'en plaindre, car c'est dans son intérêt qu'elle a lieu; mais lorsqu'elle n'a d'autre cause que l'intérêt de l'assuré, la règle générale doit reprendre son empire.
Source : Gallica

Émile Cauvet Traité des assurances maritimes… (1879-1881)

Puisque dans l'assurance à terme, le voyage n'est pas un facteur juridique, on ne doit s'attacher qu'à la navigation. Si donc, telle mer est permise, telle autre interdite, l'assureur est ou non responsable suivant que la navigation se fait dans l'une ou dans l'autre. Peu importe dès lors quel est le voyage, puisqu'il n'y a pas à en tenir compte. Alors même qu'il doit amener le passage du navire de la mer permise dans la mer interdite, l'assureur est responsable tant que la navigation se fait dans la première.
Source : Gallica

Émile Cauvet Traité des assurances maritimes… (1879-1881)

L'innavigabilité peut être le résultat d'un fait quelconque; elle ne comporte pas comme l'échouement avec bris ou le naufrage, la réunion de certains faits d'un caractère déterminé. En d'autres termes, elle peut résulter d'un échouement simple ou avec bris, d'une voie d'eau, d'un abordage, bref d'un ensemble de faits qui ne donnent pas, par eux-mêmes, droit au délaissement.
Source : Gallica

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