Hypothèque maritime

Définition et enjeux

Emmanuel Jeanbernat Le "mandatum pecuniae credenlae"… (1881)

En effet le prêt à la grosse, en cas de voyage, répond a de véritables nécessités commerciales, et n'empêche pas les prêts hypothécaires : bien qu'il soit muni d'un privilège, ce n'est pas une opération de crédit, ce n'est point avec son aide qu'on peut mettre en mouvement de grands capitaux car il a toujours un caractère aléatoire que n'a pas l'hypothèque maritime. Si on se risque à une opération souvent ruineuse, c'est que nécessité fait loi et qu'il vaut mieux faire une mauvaise spéculation que de perdre le navire et la cargaison.
Source : Gallica

Paul Pont Commentaire-traité des privilèges et hypothèques et de l'expropriation forcée… (1876)

Avec de tels éléments, il est aisé de constituer la publicité hypothécaire, et, s'il en est ainsi, rien ne s'oppose à ce que les navires puissent être hypothéqués. Et, après tout, l'innovation ne serait ni anormale ni bien téméraire : l'hypothèque maritime a existé, en effet, dans l'ancien droit. Dans le ressort de plusieurs parlements, les navires étaient réputés immeubles au regard des hypothèques. L'édit de 1666 fit, il est vrai, disparaître cette hypothèque, que sa clandestinité rendait dangereuse.
Source : Gallica

Maxime Petit Dictionnaire usuel de droit (1904)

L'intérêt conventionnel en matière de prêts hypothécaires sur navires est libre ; l'intérêt légal est de 6 pour 100, comme en matière commerciale. La vente volontaire d'un navire grevé d'hypothèque à un étranger, soit en France, soit à l'étranger, est interdite et rend le vendeur passible des peines portées par l'article 408 du Code pénal. L'hypothèque maritime est constituée par un acte écrit, qui peut être sous seing privé. Elle prend rang du jour de son inscription sur un registre spécial au bureau du receveur principal des douanes.
Source : Gallica

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