Emmanuel Jeanbernat

Résumé

Emmanuel Jeanbernat Le "mandatum pecuniae credenlae"… (1881)

Pour être vraiment efficace, le crédit maritime doit être réel : il faut que le créancier, qui prête ses capitaux, ait un gage de sa créance, ait un droit réel sur ce gage qui le mette à l'abri des éventualités de l'avenir. Ce gage peut être le navire : le navire a une valeur considérable, pourquoi ne garantirait-il pas expressément la créance du prêteur? Sans doute c'est un gage exposé à des risques nombreux, mais grâce à l'assurance on peut limiter les dangers auxquels il est exposé.
Source : Gallica

Emmanuel Jeanbernat Le "mandatum pecuniae credenlae"… (1881)

Le bénéfice de cession d'actions était une mesure de trop grande équité pour qu'il ne s'introduisît pas forcément : c'est l'usage qui lui donna cours. La jurisprudence romaine dut admettre un bénéfice qui ne créait pas un nouvel état de choses préjudiciable aux tiers, qui maintenait seulement un état antérieur : si la considération que la fidéjussion est un contrat de droit strict a pu faire hésiter sur la validité d'un tel bénéfice, l'usage, plus fort que la loi et s'appuyant sur l'équité, a su l'imposer.
Source : Gallica

Emmanuel Jeanbernat Le "mandatum pecuniae credenlae"… (1881)

En effet le prêt à la grosse, en cas de voyage, répond a de véritables nécessités commerciales, et n'empêche pas les prêts hypothécaires : bien qu'il soit muni d'un privilège, ce n'est pas une opération de crédit, ce n'est point avec son aide qu'on peut mettre en mouvement de grands capitaux car il a toujours un caractère aléatoire que n'a pas l'hypothèque maritime. Si on se risque à une opération souvent ruineuse, c'est que nécessité fait loi et qu'il vaut mieux faire une mauvaise spéculation que de perdre le navire et la cargaison.
Source : Gallica

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