Jean-Baptiste-Hélène Fouët de Conflans

Élements biographiques

Jean-Baptiste-Hélène Fouët de Conflans De la Réforme hypothécaire,... par M. Foüet de Conflans… (1848)

Aux termes du droit commun, un créancier ne peut être subrogé à l'hypothèque du créancier qui lui est préférable que s'il l'a payé de ses propres deniers. Or, d'après notre système hypothécaire actuel, ce n'est point avec les deniers des créanciers n'ayant qu'une hypothèque spéciale que le créancier dont l'hypothèque est générale a été remboursé : c'est avec le prix provenu de la vente des biens, et ainsi avec des deniers propres au débiteur. La condition principale imposée à toute subrogation légale ne s'accomplit donc point alors.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Hélène Fouët de Conflans De la Réforme hypothécaire,... par M. Foüet de Conflans… (1848)

La condition qui ferait dépendre de la transcription de l'acte de vente l'acquisition de la propriété à l'égard des tiers serait contraire, en effet, à l'essence des contrats consensuels. Depuis que la nécessité d'une tradition réelle ou symbolique n'existe plus parmi nous, la transmission de la propriété n'a dépendu, à l'égard de toutes personnes, que de la seule volonté des parties. Vainement a-t-on voulu induire le contraire des termes de l'art. 1583 du Code civil qui portent que la propriété n'est acquise à l'acheteur qu'à l'égard du vendeur.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Hélène Fouët de Conflans De la Réforme hypothécaire,... par M. Foüet de Conflans… (1848)

A la vérité on objecte que les hypothèques autres que celles légales ne produisent d'effet qu'au moyen de leur inscription sur les biens des débiteurs, et que sans cette formalité elles sont restées incomplètes ; mais ces termes, au moins quant à la question qui nous occupe, nous paraissent trop absolus. Une hypothèque existe indépendamment de son inscription qui ne fait rien acquérir. Cette inscription n'est nécessaire que pour assurer le rang de l'hypothèque, et, quelle que soit l'époque à laquelle elle a été prise, elle n'a fait que conserver un droit qui était antérieurement acquis.
Source : Gallica

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