Résumé

Paul Govare Traité des avaries communes et de leur règlement (1881)

Ou bien la toile résiste, la tempête violente, il est vrai, se borne à fatiguer voilure et mâture, mais ce n'est plus cet ouragan dévastateur qui brise tout ce qui lui fait obstacle. En ce cas, il n'y a pas sacrifice ; le danger pourra, dans bien des cas, être évité sans dommage; d'autrefois une voile, fatiguée par l'effort, se déchirera, mais n'est-ce pas là un accident fortuit? Ce qui manque au forcement de voiles, pour être une avarie commune, c'est au premier cas, un résultat utile, au second, le sacrifice d'une partie de l'aventure, pour sauver le reste.
Source : Gallica

Paul Govare Traité des avaries communes et de leur règlement (1881)

Ou bien encore sentant que le navire coule, on le dirige à toutes voiles, à toute vapeur, à tout hasard sur la côte, où les hommes auront quelque espoir de préserver leur vie. Sauve qui peut ! Ce n'est pas là l'acte réfléchi d'une volonté en possession d'elle-même, et l'on n'a guère songé au bien du navire ni de la cargaison. En effet on n'évite pas le naufrage, on ne sauve pas le navire qui coule, est capturé ou mis en débris. S'il y a quelques épaves fortuitement sauvées, on n'ira pas les faire contribuer à ce jet inutile, à ces sacrifices désordonnés qui n'ont atteint en réalité aucun but.
Source : Gallica

Paul Govare Traité des avaries communes et de leur règlement (1881)

Maintes et maintes fois déjà le principe fondamental, la raison d'être de la contribution a été exposé. Pourtant ici il faut encore le répéter : si souvent on s'en est écarté aussi bien dans la loi que dans les décisions qui ont été rendues en matière d'avarie commune !
Le voici, ce principe : c'est que tout bien sauvé doit payer sa part dans le prix de ce salut. L'actif, la masse payante, le capital contribuable se composera donc de ces trois intérêts que le sacrifice a conservés alors qu'ils allaient périr, le chargement, le navire, le fret.
Source : Gallica

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