Avarie commune

Définition et enjeux

Paul Govare Traité des avaries communes et de leur règlement (1881)

Ou bien la toile résiste, la tempête violente, il est vrai, se borne à fatiguer voilure et mâture, mais ce n'est plus cet ouragan dévastateur qui brise tout ce qui lui fait obstacle. En ce cas, il n'y a pas sacrifice ; le danger pourra, dans bien des cas, être évité sans dommage; d'autrefois une voile, fatiguée par l'effort, se déchirera, mais n'est-ce pas là un accident fortuit? Ce qui manque au forcement de voiles, pour être une avarie commune, c'est au premier cas, un résultat utile, au second, le sacrifice d'une partie de l'aventure, pour sauver le reste.
Source : Gallica

Alfred Droz Traité des assurances maritimes… (1881)

C'est ce qu'exprime fort bien M. Richard Hownde, dans son livre sur les avaries communes : « Le dommage causé à un navire et à ses dépendances par l'emploi de toutes les forces du
bâtiment dans leur exercice régulier ne constitue pas une avarie commune ; il n'y a grosse avarie que dans le cas où les forces sont employées pour un emploi auquel elles n'étaient point destinées. » Nous verrons quelles sont les conséquences de ce principe à l'occasion du forcement de voiles, échouement inévitable, sacrifice de débris de mât ou d'agrès, etc..
Source : Gallica

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