Dimitri Merejkovski,
Le Tsar et la Révolution
“ N’est-ce pas à l’autocratie, à ce lourd cadavre attardé sur la terre ? Elle avait besoin du néant de tous, elle prolongeait le sommeil forcé du peuple partout où elle pouvait. Quand tout de même le peuple s’éveille, que beaucoup sont dans un demi-cauchemar, ne se retrouvent pas eux-mêmes, mais sentent seulement l’étincelle de la vie qui leur ordonne de se lever pour leur existence,— ils ne peuvent le faire que d’une façon grossière, terrible et sauvage. La révolution peut prendre alors les formes extérieures de l’anarchie, de la décomposition, du chaos. ”

